UNE VILLE, UNE HISTOIRE - Waâdat et célébrations de Tlemcen, au cœur des fêtes Tlemcénienne.

 



  

1- Moussem ou Waâdat de Tlemcen, au coeur des fantasias Algérienne. 

 

Dès que les moissons s'achèvent, la région de Tlemcen s'anime au rythme des troupes de cavalier et des détonations de poudre noire, c'est la saison des Waâdat, ou Waâda au singulier. Si le terme "Fantasia" est le plus employé par les visiteurs, il ne désigne techniquement que la partie équestre de ces festivités. En réalité, la Waâda est un phénomène social et et spirituel profondément ancré dans la patrimoine immatériel algérien.

Le mot Waâda tire sa racine de la promesse ou de l'engagement. Historiquement, cette fête est le renouvellement annuel d'un pacte entre une communauté et son saint patron, le Wali Salih. A sebdou, les habitants se rassemblent pour honorer Sidi Taha, tandis qu'à Maghnia ou chez les Ouled Nhar, c'est le Saint  Sidi Yahia qui est honoré.

Il ne s'agit pas d'un culte religieux au sens strict, mais une célébration de la Baraka, la bénédiction divine. Les festivités commence par la lecture de la Fatiha et des chants liturgiques sous les tentes de réception. C'est ici que s'exerce le rôle social de la Waâda, les différends entre familles ou les villages voisins sont réglés par la médiation des sages, car aucune fête ne peut débuter sans que la paix social ne soit rétablie. Le partage du couscous collectif, préparé en grande quantités, scelle cette réconciliation et renforçant ainsi les liens qui unissent.

 Le spectacle atteint son intensité maximale avec l'entrée en scène des Aalfa, les troupes de cavaliers. Chaque groupe représente un douar ou une famille, et la compétition n'est pas une question de vitesse, mais de synchronisation. Le cavalier tlemcénien porte un costume qui répond à des codes précis, le Bernous , qui est un manteau de laine avec une capuche, ou la djellaba, la chéchia ou le Mdal (chapeau de paille à large bords) pour se protéger du soleil d’août, et le khoff, ces bottes de cuir souples indispensables au contact de l'étrier.

 

La monture de prédilection reste le cheval Barbe, une race rustique et nerveuse, pilier des armées numides et plus tard des conquêtes musulmanes. Lors de la charge les cavaliers galopent épaule contre épaule sur plusieurs centaines de mètres, sur une piste sablonneuse appelée le Mahrek. L'objectif est de maintenir une ligne parfaite jusqu'au signal du chef de troupe. Au moment crucial, les fusils, souvent des moukhalas à percussion, sont levés. Cette détonation unique, le baroud, n'est pas qu'une explosion de joie, c'est la preuve ultime de la maîtrise, de la discipline et de l'unité de la troupe.

 Autour de l’arène équestre, la Waâda se transforme en une immense foire culturelle. Des musiciens improvisent des spectacles qui durent des heures et parfois jusqu'à tard dans la nuit. Les instruments traditionnels dominent la fête, la gasba, le gallal et le bendir. Les danses guerrières, comme l'Allaoui, le Saf ou la Dara, voient des files d'hommes marteler le sol en cadence. Ce martèlement, appelé le R'ked, est un rappel direct de la puissance des charges de cavalerie et une démonstration de virilité et de cohésion.

 

 Parallèlement, un Souk éphémère s'organise. C'est ici que l'on retrouve l'artisanat local, les poteries de Bider, textiles de laine et surtout les épices et les herbes médicinales qui se mêlent aux odeurs sucrées des confiseries. Les tentes des conteurs et des poètes (Meddahine) attirent ceux qui veulent entendre les récits des gloires passées de la dynastie Zianides ou des résistances locales contre les invasions. La Waâda n'est pas un musée, c'est une patrimoine vivant qui se transmet par l'observation et la participation des plus jeunes, assurant la continuité d'un héritage qui a survécu aux siècles et aux mutations sociales de l'Algérie moderne.

Pour les habitants comme pour les visiteurs, la waâda de Tlemcen est une immersion totale dans un héritage vivant, un moment de partage et de fierté qui se transmet de génération en génération. 

Les waâdat ne sont pas que des réjouissances, elles favorisent réconciliation et solidarité. Elles rassemblent les communautés autour d'un repas commun, couscous et thé traditionnel algérien, et renforcent  le sentiment d'appartenance. Par leurs dimensions culturelle, sociale et spirituelle, elles incarnent  la richesse du patrimoine tlemcénien.

2- Yennayer, le nouvel an Amazighe. 

 

 Si Tlemcen est souvent perçue à travers son héritage andalou, elle demeure intimement liée à ses racines amazighes. La célébration de Yennayer, marquant le passage au nouvel an berbère le 12 janvier du calendrier grégorien, est le moment où cette identité resurgit avec une vigueur particulière. Dans l'ancienne capitale des Zianides, ce rite n'est pas une simple festivité du calendrier, mais une manifestation sociale profonde visant à assurer la transition vers une année d'abondance agricole.

L'aspect central de Yennayer à Tlemcen réside dans la préparation de mets spécifiques dont chaque ingrédient porte une charge symbolique. Le "cherchem", constitue le plat emblématique de cette période.C'est un mélange de blé dur et de fèves sèches bouillis.  Sur le plan historique, le cherchem est un héritage direct des pratiques agraires antiques, l’utilisation du blé entier symbolise la germination et promesse des récoltes futures. A côté de ce plat, les familles préparent la "qasira". Contrairement au pain quotidien, cette galette est agrémentée d'un œuf placé en son centre avant la cuisson. L’œuf dans la culture méditerranéennes et nord-africaines, représente la fertilité et le renouveau. Sa présence au cœur du pain scelle le vœu d'une année féconde pour le foyer. Et évidemment l'incontournable "tamina" ou comme il est appelé dans certains villages "taknata", qui est un mélange de miel et de semoule fine. Les familles de Tlemcen préparent également un plat spécial appelé "imensi n Yennayer", composé de 7 légumes différents.

L'une des coutumes les plus spécifiques de la région de Tlemcen se déroule autour de la "Tbika". Ce grand plateau circulaire, tressé avec des feuilles de palmier doum ou d'alfa, où on y dépose le "traz", un mélange de fruits secs, de dattes, de noix, de fruits secs et de confiseries. Le geste le plus marquant consiste à placer le plus jeune enfant de la maison, souvent un nouveau-né, au centre de ce plateau et à verser doucement au-dessus de sa tête ces fruits secs et ses friandises. Ce rite de passage, loin d'être un simple folklore, est une invocation directe à la prospérité. On installe l'enfant dans l'abondance dès son plus jeune âge pour que sa vie soit placé sous le signe de la richesse et de la protection.

Bien que la date soit aujourd'hui fixée au 12 janvier, elle correspond au premier jour du calendrier julien "fellaï" (paysan). Historiquement, Tlemcen, sous la dynastie des Zianides, a su opérer une synthèse entre son administration citadine raffinée et les tribus berbères environnantes comme les Beni-Snous. Ces derniers sont d'ailleurs les gardiens de traditions encore plus archaïques liées à Yennayer, comme le carnaval masqué d'Ayred. En célébrant Yennayer, la population tlemcénienne réaffirme que malgré les siècles d'influences diverses, son identité amazighe reste une fondation inébranlable de la cité.

3- Le carnaval masqué d'Ayred des Beni-Snous. 

Le carnaval masqué d'Ayred des Beni-Snous

 A une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Tlemcen, le massif des Beni Snouss préserve l'un des rituels les plus ancien de l'Afrique du Nord, le Carnaval d'Ayred. 
Chaque mois de janvier, les villages de Beni Snous s'animent d'un souffle ancestral lors du Carnaval d'Ayred, une tradition spectaculaire qui célèbre le passage à la nouvelle année amazighe (Yennayer). Bien plus qu'une parade, l'Ayred est une forme de théâtre de rue, mêlant satire sociale, rites de fertilité et mémoire collective.

Le terme Ayred signifie "lion" en tamazight local. Ce personnage central, dont le masque est souvent confectionné à partir de peau de chèvre et de crins, n'est pas une simple effigie animal. Il incarne la force brute de la nature que l'on doit apprivoiser pour garantir la prospérité agricole. La troupe composée exclusivement d'hommes, parcourt les ruelles des villages en respectant un itinéraire précis appelé le Mahrek. Le spectacle s'articule s'articule autour de la mort et de la résurrection symbolique du lion, une métaphore du grain de blé qui meurt en terre pour renaître au printemps.

L'organisation de la troupe répond à une structure sociale rigoureuse. On y retrouve des personnages types comme l'aveugle, le médecin, la mariée ou encore un vieillard. A Tefesra, le personnage peut être nommé "El Chakh", tandis qu'à Khemis, on parle d'Ayred El Koubra. Les comédiens improvisent des scènes satiriques, où l'on moque les autorités ou les travers de la communauté.  En échange de leurs performances, les habitants offrent des denrées alimentaires (œufs, blés, fruits secs) qui serviront à préparer le grand festin collectif de la soirée.

La tradition locale lie souvent ce carnaval à la victoire de Chachnaq Ier, le pharaon d'origine berbère, sur l'Egypte vers 950 av.J-C, marquant ainsi le point de départ du calendrier amazigh.  Cependant, d'autres chercheurs y voient des rappels de cultes agraires méditerranéens bien plus anciens, dont la forme s'est figée à l'époque de la dynastie des Zianides alors que les Beni Snous jouaient un rôle de protection militaire stratégique pour le royaume de Tlemcen.

Le carnaval se termine par le partage des collectes. Cet acte, appelé l’offrande, renforce la solidarité entre les familles. Dans une région où l'économie était autrefois purement agraire, Yennayer et son carnaval servaient de mécanisme de redistribution des richesses. Les plus démunis recevaient une part des dons collectés par la troupe d'Ayred sous couvert de la fête. C'est cette protection mutuelle, alliée à la force du rite, qui a permis à cette tradition de traverser les millénaires. 

4- Le festival international de la musique andalouse et des musiques anciennes .  


Chaque mois de décembre, Tlemcen réaffirme son statut de gardienne du patrimoine arabo-andalou. Le Festival international de la musique andalouse et des musiques anciennes ne se limite pas à une série de concerts, il s'agit d'une immersion dans l'histoire de la Grenade africaine qui fut le refuge des élites andalouses dès le XIIIe siècle. Le festival explore cette continuité historique à travers les modes musicaux de la Sanaâ, l'école de Tlemcen.

La musique andalouse de Tlemcen, appelée Sanaâ, littéralement "l'art" ou "le savoir-faire", est une structure rigoureuse composé de suites orchestrales nommées Noubat. A la différence des écoles d'Alger ou de Constantine, la Sanaâ tlemcénienne se distingue par une sobriété mélodique et une conservation quasi religieuse des textes originaux. Lors du festival, les orchestres utilisent des instruments traditionnels dont la facture n'a que peu évolué, le Rabâb, le Loutar (ancêtre du luth) et le Kouitra. Cette exigence technique rappelle que Tlemcen fut, sous la dynastie des Zianides, un centre de recherche musicale où les maîtres perfectionnait les structures poétiques du Mouachah ou du Zadjal. 

Dans les quartiers historiques  comme El-Eubbad près de la Grande Mosquée, des groupes d'amateurs et de musiciens de passage investissent les places publiques, nous permettant de découvrir des musiques tout aussi anciennes, tel que le Hawzi.

Au -delà de la performance, des musicologues et des historiens se réunissent pour des conférences et des ateliers techniques. Le festival expose également des instruments rares et des manuscrits anciens, souvent issue de collections privées locales. Cette volonté de documentation est cruciale pour préserver l'authenticité de la Sanaâ.

5- La célébration du Mawlid Ennabawi (naissance du prophète).  

 A Tlemcen, la célébration du Mawlid Ennabawi dépasse la simple commémoration religieuse pour devenir une vitrine de l'art de vivre citadin. Si cette fête est célébrée dans tout le monde musulman, ici elle marque un moment particulier, héritée de l'époque où les sultans Zianides organisaient des cérémonies grandioses dans leurs palais. 

Dès la veille du Mawlid, les minarets des grandes mosquées historiques, comme celle de la Grande Mosquée de Tlemcen ou de Sidi Boumédienne, sont illuminés. A l'intérieur,  les assemblées de fidèles récitent des Madih (chants de louanges) et des poèmes retraçant la vie du Prophète (psl). Ces chants sont souvent interprétés selon les modes de la musique andalouse, preuve de l'osmose totale entre foi et culture dans l'ancienne capitale du Maghreb central. La récitation de la Burda de l'Imam Al-Busiri reste le point d'orgue de ces veillées spirituelles.

L'ancrage historique du Mawlid à Tlemcen remonte principalement à la dynastie des Zianides (XIIIe - XVe siècles). Ce sont ces souverains qui ont institutionnalisé la fête pour renforcer la cohésion de l’État et réaffirmer leur légitimité religieuse. A cette époque, des poètes et des savants venaient de toute l'Andalousie et du Maghreb pour participer aux concours oratoire et poétiques organisées au palais du Mechouar. Cette tradition d'élégance et de spiritualité s'est  perpétuée dans les foyers.

Aujourd'hui, l'ambiance festive se manifeste par la décoration des ruelles et des places publiques.L'utilisation d'encens (Bakhour) dans les maisons et les mosquées sature l'air de parfums boisés, rappelant les réceptions impériales d'autrefois. Pour les enfants, on allume des bougies et des lanternes, une tradition qui symbolise la lumière apportée par la naissance du Prophète (psl). Malgré l'évolution des modes de vie, le Mawlid à Tlemcen reste un moment de pause sociale, où le temps de l'histoire et celui de la foi se rejoignent.  

6- Les mariages traditionnels Tlemcéniens.  

 

 A Tlemcen, le mariage n'est pas une simple union civile ou religieuse, c'est un héritage direct des palais Zianides (XIIIe - XVe siècles), ce cérémonial s'étale sur plusieurs jours, suivant un protocole immuable où chaque vêtement et chaque parure répond à un code social et esthétique précis.

Le point d'orgue su mariage est sans conteste la Chedda de Tlemcen, ce costume classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012. La base est constituée de la blouza en mensouj, sur laquelle on ajoute un caftan de velours brodé au fil d'or (fetla ou mejboud). La mariée est couverte des bijoux qui compose la Chedda, notamment le Khit El Rouh sur le front et les colliers de perle de culture (Djouhar)  recouvrant la poitrine. Cette tenue massive peut peser plusieurs kilos.

Les mariages tlemcénien repose sur des préparations ancestrales. Le Khôl, traditionnellement préparé à base de poudre d'antimoine, souligne le regard d'un trait noir profond. Une soirée spécial est dédiée au Henna, on dessine sur les mains et les pieds des motifs géométriques complexes qui symbolisent la fertilité et la protection contre le mauvais œil. Ce moment est accompagné de chants féminins et de "Youyous" qui rythment le passage de la jeune fille au statut femme mariée.


 L'un des moments les plus chargé d’émotion et de mystère est celui où la mariée quitte la maison paternelle ou traverse la salle de fête dissimulée sous un drap ou un grand voile, souvent un haïk de soie ou un tissus précieux. Ce  passage sous le drap est un passage entre deux. La mariée n'appartient plus tout à fait a sa famille d'origine, mais elle n'est pas encore entée dans sa nouvelle demeure. Le drap crée un espace sacré, une protection contre les regards extérieurs  durant cette transition. Elle avance d'un pas lent, guidée par des les femmes aînées de la famille qui tiennent le drap. Dans certaines variantes tlemcéniennes, le drap est maintenu en hauteur, tandis que la mariée garde les yeux fermés par pudeur. C'est à ce moment que la mariée reçoit un maquillage spécial.

 

Le visage de la mariée reçoit un traitement pictural unique au Maghreb. Une  fois le teint unifié, deux grand cercle de fard à joue rouge vif sont dessinés sur chaque pommette (el-akker). Ces cercles symbolisent la vitalité, la santé. Ensuite, un rituel méticuleux où  l'on pose des petits point blancs, le N'ta, autrefois fais de pâte de plomb blanc et aujourd'hui avec du maquillage. Ces points blancs sont disposés en lignes précises sur les tempes, le menton et parfois au centre du front. Ces points ne sont pas de simples ornements, ils représentent la pureté et selon certaines interprétations locales, la rosée matinale qui annonce un nouveau jour, une nouvelle vie. Historiquement, ce maquillage lourd et géométrique servait de masque pour protéger la mariée du mauvais œil, en attirant le regard sur ce motifs, et ainsi on détourne l'envie et la jalousie des traits naturels de la jeune femme, mais également à protéger sa fertilité.

La réception est l'occasion d'exposer la richesse culinaire de la perle du Maghreb. Les repas somptueux sont servis selon un ordre  rigoureux.  On y déguste la Chorba Hamra, suivie de plats de résistance comme le Lham Lahlou (viande sucrée aux pruneaux et amandes) ou le couscous tlemcénien aux 7 légumes. Les pâtisseries fines, dont la Baklawa, sablées prestiges, et d'autres délices, sont servies avec une thé à la menthe ou en café parfumé à l'eau d'oranger (Ma Z'har), distillée traditionnellement dans les maison de la ville. 

Historiquement, les mariages de Tlemcen servaient à sceller des alliances entre les grandes familles citadines (H'dar). Aujourd'hui, bien que les festivités se soient modernisées, l'attachement aux traditions reste intact. Le recours à une Neggafa (maîtresse de cérémonie) est indispensable pour garantir le respect de la disposition de la tenue et des bijoux.  En perpétuant ces rituels, les familles tlemcéniennes prouvent que Tlemcen reste, des siècles après la chute des Zianides, une capitale de l'élégance et du raffinement méditerranéen. 

7- Les célébrations de l'Aïd (Aïd el-fitr et Aïd el-adha).  

1- L'Aïd el-Fitr.

A Tlemcen, après un mois de jeûne, l'Aïd el-Fitr est d'une importance sociale immense. La préparation commence dès les 10 derniers jours du Ramadan avec le nettoyage rituel des maisons et la confection des gâteaux.

Le matin de l'Aïd, après la prière à la Grande Mosquée, les tables tlemcéniennes présentent une variété de pâtisseries, Griwech tlemcénien, baklawa, sablées prestiges, makroud. 

Il est d'usage que chaque membre de la famille porte des vêtements neufs. Les hommes préviégient souvent la djellaba, tandis   que les femmes sortent leurs plus beaux kaftan algérien. Puis les familles se rendent visitent pour ce souhaiter une bonne fête "Aïd Moubarek", un moment où tous le monde se réunit.

2- L'Aïd el-Adha.

L'Aïd el-Adha, est marquée par le sacrifice rituel du mouton. A Tlemcen, cet acte religieux s'accompagne de tradition culinaire très précises. Le premier jour, au petit déjeuner traditionnel le boulfaf (foie grillé au feu de bois) garnie la table. Le plat principal du premier jour reste le Bokbouka ou la Douara préparées avec des herbes et des épices locales).

Conformément à la tradition musulmane, une partie de la viande est systématiquement réservée aux nécessiteux et aux voisins. A Tlemcen, cette distribution est faite avec une discrétion absolue, propre aux anciennes familles.

Le point commun entre les deux Aïd est le Sillat el-Rahim, le maintien des liens de parentés. On commence toujours par visiter les personnes âgés de la famille, grands-parents, oncles aînés Etc... Les enfants reçoivent de l'argent.

Historiquement, sous la dynastie des Zainides, les sultans profitaient de l'a"pour ouvrir les portes du palais Mechouar. On y distribuait des aumônes et l'on organisait des banquets pour les savants et les pauvres. Cette culture de l'hospitalité et de la générosité est resté gravée dans l'ADN de la ville.



 Voir aussi :


Sources :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





Enregistrer un commentaire

0 Commentaires